Le Prix de la Fondation pour contribution exemplaire est décerné à Linda Spalding

La Fondation des prix pour les médias canadiens est fière de remettre le Prix de la Fondation pour contribution exemplaire 2019 à Linda Spalding, auteure canadienne de renom et rédactrice de longue date du magazine Brick.

Originaire de Topeka au Kansas, Linda est arrivée à Toronto en 1982 (après un passage à Hawaii et au Mexique). En 1985, « on raconte que Linda accepta le rôle d’éditrice de Brick sur un coup de tête, » déclare Laurie D. Graham, l’actuelle éditrice de Brick. Un pari réussi puisque Linda supervisa 75 numéros de Brick sur une période de 33 ans. Linda en était « la rédactrice et parfois l’éditrice » dit Kim Jernigan (rédactrice des projets spéciaux, The New Quarterly), et maintenant, elle « continue en tant que l’une des propriétaires du magazine (alias l’une des bonnes fées marraines). »

Tout au long du mandat de Linda couvrant ces 75 numéros de Brick, le magazine « a subi une transformation incroyable… une refonte complète de la rédaction et du design, métamorphosant ainsi le magazine en quelque chose de complétement nouveau—cette transformation, si elle n’avait pas été couronnée de succès, aurait été considérée comme une entreprise très risquée, quel que soit le point de vue, » déclare Laurie.

Avec Linda à la barre, « Brick a osé devenir international, » nous rappelle Kim, malgré un climat de nationalisme littéraire à l’époque, avec un financement dépendant de la publication de contenu canadien. En poussant les limites de Brick, Linda a permis au magazine de s’épanouir au Canada et d’être reconnu mondialement.

Cette transformation comporta également une diversification des voix et du contenu (photographies, dessins, lettres et pages manuscrites, méditations, rapports de terrain, analyses longues comme des essais, mémoires, et plus encore).

Le romancier canadien Michael Helm écrit : « Jusqu’à ce que je découvre Brick, j’étais un écrivain qui avait peu d’espoir et un lecteur en manque d’émerveillement local. » Kim renchérit en ajoutant que « c’est grâce à Brick qu’elle a réalisé qu’il y avait peut-être une place pour un nouvel auteur. »

Tout en développant Brick, Linda a aussi publié le nombre impressionnant de sept livres, dont le roman “The Purchase” qui a obtenu le Prix littéraire du Gouverneur général en 2012. Avant cela, en 2003, Linda avait reçu le Prix du Festival Harbourfront, célébrant sa contribution envers la communauté littéraire canadienne.

Kim tient à préciser que Linda « a toujours fait attention aux résultats financiers, prenant soin d’assurer la solvabilité de Brick mais jamais au détriment de ses collaborateurs. » Michael nous donne un aperçu des réunions éditoriales du magazine, au cours desquelles Linda « était toujours en train d’essayer de trouver un moyen de donner un peu plus des maigres ressources du magazine à ses collaborateurs. »  Il semble que, tout au cours de la transformation de Brick, l’engagement de Linda envers les voix bien établies et les nouvelles soit resté constant.

Constants sont également les mots employés par les collègues de Linda pour la décrire : Kim parle de « son expertise éditoriale et sa volonté acharnée, » prenant connaissance des propositions avec « clarté, tact, et tranchant. » Michael Redhill—dans une lettre adressée à Linda et publiée dans Brick—écrit qu’il a eu « de la chance de rencontrer une telle férocité, qui est une preuve d’authenticité, car il y a derrière une personne dont l’amour ne peut jamais être mis en doute et la passion est si profonde qu’elle en devient un style. » Cet amour farouche pour Brick et sa communauté rend la comparaison avec une bonne fée encore plus vraie. Linda Spalding a passé 33 ans à pratiquer sa magie, en faisant du magazine « plus que la somme des parties qui le composent, » dit Kim.

« Faire partie de Brick, c’est savoir que Linda est dans votre camp, et c’est peut-être la chose la plus importante qu’elle m’ait apprise : que non seulement il est permis de manifester son soutien aux gens qui créent ce magazine, mais que c’est en fait essentiel, » dit Laurie.

Pour le rôle transformateur que Linda a joué dans le monde du magazine canadien et dans la vie des créateurs d’ici, la Fondation est extrêmement fière de lui remettre le Prix de la Fondation pour contribution exemplaire 2019.

ANNONCE DES FINALISTES
Les finalistes des 42es Prix du magazine canadien seront annoncés demain, 1er mai, à 10 h (HNE) sur magazine-awards.com, Facebook et sur Twitter à @PrixMag. La FPMC aura le plaisir d’accueillir les meilleurs journalistes, rédacteurs en chef, directeurs artistiques, éditeurs et créateurs visuels le 31 mai prochain à l’occasion du gala annuel des Prix du magazine canadien qui se tiendra à l’Arcadian Court de Toronto. Les billets seront en vente à compter de demain.

AU SUJET DU PRIX DE LA FONDATION POUR CONTRIBUTION EXEMPAIRE
Le Prix de la Fondation pour contribution exemplaire, qui vise à souligner l’apport exceptionnel d’un professionnel à l’industrie du magazine canadien, a été décerné pour la première fois en 1990. Cette distinction honore une contribution exemplaire qui témoigne d’un esprit novateur et créateur au cours de l’ensemble de la carrière de l’individu au sein de l’industrie du magazine. Ce prix est ouvert à tous les professionnels du milieu du magazine canadien, c’est-à-dire tous les individus œuvrant dans le secteur de la distribution, du marketing, des ventes et de la promotion, de la rédaction, de la direction artistique et de la production. Cette distinction ne peut toutefois pas être décernée à titre posthume.

Lauréats des 41es Prix du magazine canadien annoncés

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Les lauréats de la 41e édition des Prix du magazine canadien sont connus! Les médailles d’or et d’argent ont été décernées plus tôt ce soir lors du gala annuel, qui était animé par Noémi Mercier.

« Ce soir, la grande communauté du magazine canadien était rassemblée à Toronto pour célébrer les meilleurs créateurs et publications de notre industrie. Des invités distingués se sont joints à nos journalistes, rédacteurs, designers, éditeurs et créateurs visuels pour célébrer l’excellence en journalisme de magazine. Au nom de la Fondation des prix du magazine canadien, et des professionnels qui œuvrent dans notre dynamique industrie, je tiens à féliciter les lauréats et finalistes de cette édition des Prix du magazine canadien. » Nino Di Cara, président de la FPMC

GRAND PRIX DU MAGAZINE
Le périodique littéraire d’architecture et d’urbanisme The Site Magazine a remporté le très convoité Grand prix du magazine. Le jury des Prix du magazine canadien a qualifié The Site Magazine en ces termes :

20764_67_2_preview.jpg« The Site magazine impressionne par la cohérence de son contenu et de son design. Bien que très spécialisé, ce magazine audacieux réussit à capturer l’essence du temps présent par une approche conceptuelle qui éclaire notre temps de manière intelligente, profonde et originale. Il en résulte une excellente expérience du lecteur, page après page, et c’est à ce titre qu’il mérite le Grand Prix du magazine. »

The Site Magazine a également remporté le titre de Meilleur magazine : art et littérature en plus de s’illustrer avec une médaille d’argent dans la catégorie Meilleur dossier thématique.

Les gagnants des six Grands prix : meilleurs magazines sont :

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Meilleur magazine : intérêt général
Or : L’actualité
Mention honorable : Nouveau Projet et Report on Business

Meilleur magazine : art de vivre
Or : Ricardo
Mention honorable : Chatelaine et explore

Meilleur magazine : Service
Or : Best Health
Mention honorable : Rotman Management et Today’s Parent

Meilleur magazine : mode et beauté
Or : FASHION Magazine
Mention honorable : ELLE Canada et S/magazine

Meilleur magazine : art et littérature
Or : The Site Magazine
Mention honorable : Brick et Inuit Art Quarterly

Meilleur magazine : intérêt spécialisé
Or : Hayo
Mention honorable : Azure et Planète F

Magazines les plus décorés aux 41es Prix du magazine canadien :

Magazine

OR

ARGENT

MH

L’actualité

3

4

6

Dînette Magazine

3

0

2

The Site Magazine

2

1

0

Toronto Life

2

1

6

The Walrus

2

0

10

Maclean’s

2

0

5

Canadian Geographic

2

0

2

FASHION Magazine

1

1

7

L’inconvénient

1

1

1

Magazines ayant remporté une médaille :

Médaille d’or :

Best Health
Chatelaine
Eighteen Bridges
ELQ/Exile Magazine
Hayo
Literary Review of Canada
New Trail
Prefix Photo
Registered Nurse Journal
Ricardo
Swerve
The Kit Compact

Médaille d’argent :

Air Canada enRoute
Alberta Views Magazine
Avenue Edmonton
Azure
ELLE Canada
Flare
Hakai Magazine
Inuit Art Quarterly
Québec Science
Prairie Fire
The Malahat Review
URBANIA
Vancouver Magazine

Cinq périodiques sont repartis avec leur tout premier Prix du magazine canadien. Il s’agit de Hayo, Inuit Art Quarterly, L’inconvénient, Registered Nurse Journal et The Site Magazine.

FAITS SAILLANTS 
L’équipe du magazine L’actualité a récolté pas moins de sept médailles, dont trois d’or. La journaliste Noémie Mercier, animatrice de la soirée, a raflé l’or grâce à sa chronique « Des gars, des filles ». Dans la catégorie Journalisme de service, l’équipe du magazine a réalisé un doublé en remportant les prix or et argent. Yanick Villedieu a remporté les grands honneurs pour son article « La guerre au sucre » alors que Mathilde Roy est repartie avec l’argent pour « Quand Facebook remplit les biberons. » Le journaliste de données Naël Shiab a également reçu l’argent dans la catégorie Journalisme d’enquête grâce à son reportage « Marchandises militaires : la grande hypocrisie canadienne », tout comme Marc-André Sabourin dans la catégorie Meilleur article de fond grâce à « L’école à la chaîne ». La directrice artistique du magazine, Amélie Chamberland, a aussi remporté l’argent dans la catégorie Direction artistique d’un article pour « Changer le monde. » Enfin, la publication a été sacrée Meilleur magazine d’intérêt général.

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Le magazine Dînette, publié par Hélène Mallette (rédactrice en chef et directrice artistique) et Mathieu Lachapelle (éditeur et photographe), a raflé la médaille d’or dans trois catégories : Meilleur dossier thématique, pour son dossier « Salé », Photographie : art de vivre, pour le reportage « Les îles Féréo : à la frontière du monde et des saveurs », et Grand prix de la direction artistique – prix très convoité – pour son numéro « Pigment ».

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La revue littéraire L’inconvénient a capturé deux médailles, après avoir récolté ses premières nominations aux Prix du magazine canadien. La poète Rosalie Lessard a remporté la médaille d’or pour son œuvre « Base-de-roc ». C’est la première fois dans l’histoire des Prix du magazine canadien qu’un poème en français récolte la médaille d’or dans la catégorie Poésie. L’équipe de la revue a aussi remporté une médaille d’argent dans la catégorie Photojournalisme et essais photographiques grâce au reportage visuel « Les Cubains et l’après-Fidel » signé par le photographe David Himbert.

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Le Grand prix de la rédaction, une nouveauté cette année, a été décerné à Lianne George, rédactrice en chef du magazine Chatelaine. Des mentions honorables ont été attribuées à Charles Grandmont (L’actualité) et Nicolas Langelier (Nouveau Projet).

Le prestigieux Prix de la relève : meilleur auteur a été décerné à Jessica Rose de Toronto LifeJulian Brave NoiseCat (Canadian Geographic), Justin Dallaire (United Church Observer), Christopher Elliott (Outpost Magazine) et Hadiya Roderique (The Walrus) ont reçu des mentions honorables.

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Le Prix de la Fondation pour contribution exemplaire a été octroyé à Joyce Byrne, éditrice du magazine Avenue Calgary.

 

CATÉGORIES INDIVIDUELLES
Dans les 18 catégories récompensant les créateurs, les médaillés d’or ont reçu une bourse de 1 000 $. Les gagnants or et argent sont :

CATÉGORIES RÉDACTIONNELLES

Meilleur article de fond – long format
Or : Charles Wilkins, « Trash Nation », Canadian Geographic
Argent : J.B. MacKinnon, « Death of a Modern Wolf », Hakai Magazine

Meilleur article de fond
Or : Jason Markusoff, « The new underground railroad », Maclean’s
Argent : Marc-André Sabourin, « L’école à la chaîne », L’actualité

Meilleur article court
Or : Nancy Macdonald, « Waiting for Death in Thunder Bay », Maclean’s
Argent : Christopher Frey, « Osaka To ‘Em », Air Canada enRoute

Chroniques
Or : Noémi Mercier, « Des gars, des filles », L’actualité
Argent : Anne Thériault, « Anne Thériault », Flare

Essais
Or : Stephen Marche, « Northern Shadows », Literary Review of Canada
Argent : Clem Martini, « When Things Fall Apart », Alberta Views Magazine

Journalisme d’enquête
Or : Raizel Robin, « The $1-Billion Hellhole », Toronto Life
Argent : Naël Shiab, « Marchandises militaires : la grande hypocrisie canadienne », L’actualité

Fiction
Or : Diana Svennes-Smith, « Stranger In Me », Exile/ELQ Magazine
Argent : Jason Jobin, « Before He Left », The Malahat Review

Journalisme personnel
Or : Omar Mouallem, « Homeland for the Holidays », Eighteen Bridges
Argent : Guillaume Roy, « À vous glacer le sang », Québec Science

Poésie
Or : Rosalie Lessard, « Base-de-roc », L’inconvénient
Argent : Sarah Klassen, « Beauty; Sermon series in a Mennonite Church », Prairie Fire

Meilleur article professionnel
Or : Daniel Punch, « Living Me », Registered Nurse Journal
Argent : Linda Besner, « The Glass Tower », Azure

Portraits
Or : Danielle Groen, « Courage, My Love », The Kit Compact
Argent : Malcolm Johnston, « Josh Donaldson’s Road to Glory », Toronto Life

Journalisme de service
Or : Yanick Villedieu, « La guerre au sucre », L’actualité
Argent : Mathilde Roy, « Quand Facebook remplit les biberons », L’actualité

Prix de la relève : meilleur auteur
Or : Jessica Rose, « Lost and Found », Toronto Life

CATÉGORIES VISUELLES

Illustrations
Or : Lauren Tamaki, « Get the Scissors », The Walrus
Argent : Robert Carter, « Family History », Avenue Edmonton

Photographie : art de vivre
Or : Mathieu Lachapelle, « Les îles Féroé : à la frontière du monde et des saveurs », Dînette Magazine
Argent : D. Picard, « Easy Riders », ELLE Canada

Photographie : portraits
Or : Sara Hylton, « Portraits of Resilience », The Walrus
Argent : Carlo Ricci, « Towing the Line », Vancouver Magazine

Photojournalisme et essais photographiques
Or : George Webber, « Uprooted », Swerve
Argent : David Himbert, « Les Cubains et l’après-Fidel », L’inconvénient

Unique et hors catégorie
Or : Wade Davis, Nick Walker, Chris Brackley, « Indigenous Languages of Canada Poster Map », Canadian Geographic
Argent : Inuit Art Quarterly staff and contributors, « 30 Artists to Know », Inuit Art Quarterly

Dans les catégories éditoriales, les prix sont remis à l’équipe du magazine lauréat. Voici les gagnants :

Grand prix de la page couverture
Or : Marcey Andrews, Lisa Cook, Daniella Zalcman, « Truth First », New Trail
Argent : Brittany Eccles, Noreen Flanagan, Owen Bruce, Benjamin Shine, Anna Katsanis, Lucas Wilson, Linda Gradin, Rieko Okusa, Alexandria Rudolph, Amber Witcomb, « 40 Years of Style », FASHION Magazine

Meilleur dossier thématique
Or : Hélène Mallette, « Salé », Dînette Magazine
Argent : Miriam Ho, Ruth Jones, Aisling O’Carroll, Carey van der Zalm, Michael Taylor, Nicole Bruun-Meyer, « Volume 37: Future Legacies », The Site Magazine

Grand prix de la direction artistique
Or : Hélène Mallette, « Pigment », Dînette Magazine
Argent : Nicolas Boissy, « Spécial nos parents », URBANIA

Direction artistique d’un article
Or : Underline Studio, « Documenta Doubled », Prefix Photo
Argent : Amélie Chamberland, « Changer le monde », L’actualité

Grand prix de la rédaction
Lianne George, Chatelaine

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Félicitations à tous les lauréats et finalistes!

REMERCIEMENTS
La FPMC tient à souligner le soutien du gouvernement du Canada, du Conseil des arts de l’Ontario et de la Société de développement de l’industrie des médias de l’Ontario. La Fondation remercie ses généreux commanditaires : CDS Global et la Fondation Reader’s Digest, et ses partenaires Cision, Goetz Storytelling, Impresa Communications, Magazines Canada, RedPoint Media and Marketing Solutions, Rolland Paper, Solisco, The Arcadian Court, Toronto Life, Very Good Studios et Feathertale Review.

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En marge : Naël Shiab

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Portrait de Naël par Daphné Caron

Journaliste de données au magazine L’actualité, Naël Shiab s’est illustré en 2017 aux Prix du magazine canadien et aux Prix d’excellence en publication numérique. Du côté numérique, le jeune reporter s’est vu décerner la médaille d’argent dans la catégorie Innovation de l’année en plus de remporter le Prix d’excellence : talent émergent – l’un des honneurs les plus convoités de la soirée. Côté magazine, Naël a obtenu deux mentions honorables : dans la catégorie Article unique en son genre (hors-catégorie) et dans la catégorie Journalisme d’enquête. Il a accepté de répondre à nos questions sur son parcours médiatique et sur le métier de journaliste de données.

Vous êtes journaliste de données à L’actualité depuis 2016. Pouvez-vous brièvement expliquer votre rôle et en quoi votre travail diffère de celui d’un journaliste traditionnel?

J’aime bien dire que je cherche le sens de la vie dans des fichiers Excel ! En résumé, j’utilise mes compétences en analyse statistique et en programmation informatique pour produire des reportages exclusifs.

Pour illustrer la différence entre mon travail et celui d’un journaliste traditionnel, laissez-moi prendre un exemple : mon reportage intitulé La grande hypocrisie canadienne, qui porte sur les exportations de marchandises militaires du Canada.

À l’automne 2015, mes consœurs et confrères journalistes dans des quotidiens ont fait plusieurs reportages sur un gros contrat d’armement entre une entreprise canadienne et l’Arabie Saoudite. Ils ont essayé d’en apprendre le plus possible sur ce contrat, approuvé par le gouvernement. C’est ce que j’appelle une approche qualitative. Comme journaliste au quotidien, on creuse au maximum sur un sujet précis en faisant des suivis.

De mon côté, quand j’ai vu ces reportages, je me suis dit qu’il existait probablement une base de données de toutes les exportations de marchandises militaires du Canada. Je ne voulais pas connaître tous les détails du contrat avec l’Arabie Saoudite. Je voulais connaître tous les détails de tous les contrats ! Et j’ai effectivement trouvé des données sur la question, pour les 25 dernières années, que j’ai croisées avec d’autres sources, pour produire mon reportage. C’est une approche quantitative. Comme journaliste de données, je tente de comprendre dans quels systèmes s’inscrivent des événements précis. Dans mon reportage, publié en 2016, le contrat avec l’Arabie Saoudite n’était plus qu’un détail. C’était l’ensemble du processus d’approbation par le gouvernement qui devenait l’histoire.

Autrement dit, à mes yeux, le rôle des journalistes quotidiens est de nous informer sur des événements précis. Le rôle des journalistes de données est de nous informer sur les systèmes, processus, structures qui nous entourent et régissent notre société. Les deux sont complémentaires, se nourrissent l’un l’autre. Ils sont extrêmement importants pour que les citoyens comprennent dans quel monde ils vivent et puissent provoquer des changements sociaux, s’ils en ressentent le besoin.

Vous avez amorcé votre carrière en tant que journaliste à la télévision. Qu’est-ce qui vous a incité à passer à la presse écrite et à vous spécialiser dans le journalisme de données? Racontez-nous votre parcours.

J’ai fait mes premières armes comme journaliste quotidien à la télévision et ça a été une formidable école. Mais mon côté analytique s’est rapidement frustré de ne pas avoir assez de temps pour creuser des sujets. De plus, avant d’étudier en journalisme, de 15 à 18 ans, j’étais dans une filière scientifique. Et je voulais appliquer de façon rigoureuse des méthodologies et des cadres d’analyse à mes reportages. En fait, sans m’en rendre compte, je faisais déjà du journalisme de données à l’époque ! J’avais notamment réalisé une série de reportages exclusifs sur des centaines d’écoles pratiquement vides en Ontario, qui coûtait des centaines de millions de dollars à entretenir aux contribuables. Tout était parti d’un fichier Excel que m’avait envoyé le ministère de l’Éducation, avec des données sur des milliers d’écoles, que j’avais analysé.

Mon patron à ce moment-là m’avait recommandé de rencontrer un ami à lui, David McKie, qui travaille pour Power and Politics, à CBC. Alors que j’étais en vacances, j’en ai profité pour passer par Ottawa et prendre un café avec David. Il m’a dit qu’il enseignait à la maîtrise en journalisme de données à l’Université de King’s College et que l’établissement cherchait des étudiants avec mon profil. Il me restait quelques semaines pour m’inscrire à la prochaine session. J’ai sauté sur l’occasion ! J’ai demandé un congé sans solde à mon patron et je suis parti à Halifax pour intégrer le programme. J’ai rencontré des professeurs extraordinaires, dont Fred Vallance-Jones, qui m’a poussé à apprendre à coder et à remettre de l’avant l’approche scientifique dans mon travail.

Une fois ma maîtrise en poche, je suis revenu à Montréal et j’ai commencé à travailler à temps plein comme journaliste de données !

Quel est l’aspect le plus difficile de votre travail? Pouvez-vous nous parler de certains défis que vous avez dû relever dans vos projets récents?

L’aspect le plus difficile de mon travail est sans contredit la solitude. Pratiquement personne ne peut vérifier mes algorithmes, mes scripts et mon code. La hantise d’avoir oublié une virgule quelque part et que tous mes calculs, analyses et interprétations soient faussés est constante. Je contre-vérifie tout sans arrêt. Et avant publication, je recalcule certaines données choisies aléatoirement à la main. Mais le stress des parutions m’empêche toujours de trouver le sommeil avant que le magazine soit en kiosque ou envoyé aux membres.

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Vice caché à Québec. Mention honorable, Journalisme d’enquête

Pour un reportage donné, quelle est la durée approximative de vos recherches ? Où trouvez-vous l’inspiration pour vos sujets ?

Il y a beaucoup d’étapes à la production de mes reportages :

– En général, je trouve un événement précis intéressant dans le travail de mes collègues au quotidien et je décide de creuser la question. J’identifie tout de suite des hypothèses de travail qui, si elles s’avèrent, deviendront mes leads. Je modifie ces hypothèses au fur et à mesure de mes recherches.

– Ensuite, j’en apprends davantage sur la question en lisant un maximum de reportages et de recherches académiques sur la question. Ça me permet aussi d’identifier les experts du domaine.

– J’en contacte certains pour savoir ce qu’il existe comme données. Je contacte aussi le gouvernement.

– Une fois des données en main, je les retourne dans tous les sens pour les mettre à ma main. J’établis une méthodologie dont je discute avec les experts du domaine, pour confirmer ou infirmer mes hypothèses.

– Je produis mon analyse. À ce point-ci, mes hypothèses de travail sont confirmées ou infirmées. Ce n’est plus de la théorie. Mon analyse produit des faits indubitables.

– Je fais réagir les experts du domaine et les acteurs concernés avec des entrevues.

– Puis je rédige mon reportage et je code une visualisation de données s’il y a lieu !

Tout ça prend généralement plusieurs semaines. Il faut être patient et minutieux. Mais le résultat en vaut généralement la chandelle !

Dans tous les domaines de travail, on observe une transition vers le numérique. Que pensez-vous de l’avenir du journalisme dans ce contexte? L’intelligence artificielle est-elle une menace ou une alliée?

Je me garderais bien de jouer les prophètes. Quand la télévision est arrivée, on prédisait la mort de la radio. Aujourd’hui, les deux médiums cohabitent. Alors que va-t-il se passer avec le numérique ? Je ne sais pas.

En revanche, peu importe la forme que prennent les reportages, le numérique fait en sorte que les outils que peuvent utiliser les journalistes changent. La programmation informatique est centrale à mon travail, tout comme les données numériques. Et si davantage de journalistes n’apprennent pas à manipuler des données, le métier va perdre de sa pertinence. Le gouvernement, les partis politiques et de nombreuses entreprises utilisent déjà les données pour influencer la société d’une manière ou d’une autre. Si on est incapable de vérifier ce qu’ils font, à quoi servons-nous ?

Pour ce qui est de l’intelligence artificielle, c’est à mes yeux la même chose. C’est un outil de plus en plus utilisé. Les journalistes doivent se maintenir à jour. Et à ceux qui ont peur de se faire remplacer par robot, aux médias de coder des robots qui vont vous aider à mieux faire votre travail plutôt que d’attendre que quelqu’un code un algorithme capable de vous remplacer!

D’ailleurs, c’est déjà possible. J’en ai codé un moi-même : Allez-vous être remplacé par un robot ? Demandez-le… à notre robot ! (NDL : Ce texte a valu à Naël la seconde place dans la catégorie ‘Innovation de l’année’ aux Prix d’excellence en publication numérique et une mention honorable aux Prix du magazine canadien).

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Médaille d’argent – Prix d’excellence en publication  numérique & mention honorable – Prix du magazine canadien

Quels conseils donneriez-vous aux journalistes de données de la relève?

Le cœur du métier de journaliste ne changera jamais : aider les gens à comprendre le monde dans lequel ils vivent. Et pour ce faire, il faut commencer par la base. Apprenez à vous exprimer correctement, de façon claire, à l’oral comme à l’écrit. Ce n’est pas inné, ça se travaille. Allez à la rencontre des gens, allez sur le terrain, faites des entrevues. Rappelez-vous que c’est à eux que vous vous adressez. Et ensuite… apprenez à coder !

En juin 2017, vous avez remporté le prestigieux Prix d’excellence : talent émergent aux Prix d’excellence en publication numérique. Quel impact une telle distinction peut-elle avoir sur la carrière d’un jeune journaliste?

C’est toujours un grand honneur d’être reconnu par ses pairs. Ça décuple notre motivation ! Et dans un contexte où les emplois en journalisme ne courent pas les rues, les prix sont un grand avantage pour sortir du lot. Je suis très heureux, fier et choyé d’avoir reçu votre prix et je le souhaite à de nombreux autres !

Merci à Eny Kuen d’avoir réalisé cet entretien.

Appel de candidatures
Les candidatures sont acceptées jusqu’au 22 janvier pour les Prix du magazine canadien et jusqu’au 2 février pour les Prix d’excellence en publication numérique.

Les magazines primés en vedette dans les librairies Indigo

La Fondation des prix pour les médias canadiens (FPMC) est fière de renouveler son partenariat avec les librairies Indigo Books & Music Inc. dans le cadre d’une promotion ayant pour objectif de maximiser le rayonnement en kiosque des magazines canadiens primés aux Prix du magazine canadien en 2017.

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Pour la quatrième année consécutive, les publications récompensées lors de la plus récente édition des Prix seront mises en valeur dans un présentoir dédié dans les 89 librairies « superstores » Indigo à travers le Canada. Cette initiative offre aux éditeurs la possibilité de se démarquer pour capter l’attention d’un lectorat plus vaste de façon à augmenter ou maintenir leurs ventes en kiosque et accroître le nombre de leurs abonnés dans un marché nord-américain plus concurrentiel que jamais.

 

Recherchez le présentoir de la Fondation et les magazines primés suivants dans les librairies Indigo : Arc PoetryBrickCanadian Notes & QueriesCaribouChatelaineChâtelaine, ChickaDEECottage Life, esse Arts + OpinionsFASHION MagazineGeistGRANDJeu Revue de théâtreL’actualitéLiterary Review of CanadaMaclean’sMusicWorksNouveau ProjetPrairie FirePrefix PhotoRicardoSAD MagThe Feathertale ReviewThe Malahat ReviewThe New QuarterlyTHIS MagazineToronto Life et United Church Observer.

La FPMC, dont le mandat est de souligner l’excellence et promouvoir les magazines canadiens primés, met en œuvre des initiatives visant à aider les publications à prospérer dans une industrie en constante évolution. La présence des magazines en kiosque étant un composant pivot de l’engagement des lecteurs, les publications participantes disposeront d’une vitrine leur permettant de tirer profit du prestige associé à leur prix et ce, gratuitement.

Remerciements
La Fondation des prix pour les médias canadiens tient à souligner l’appui financier de la Société de développement de l’industrie des médias de l’Ontario.

Visitez votre librairie Indigo et encouragez l’équipe d’un magazine primé!

Partagez des photos de notre présentoir sur Twitter à @PrixMag.

Lauréats des 40es Prix du magazine canadien

Les lauréats de la 40e édition des Prix du magazine canadien ont été annoncés le 26 mai à l’occasion de la cérémonie de remise des prix, à laquelle ont pris part près de 300 invités. La soirée a été riche en émotions, alors que la Fondation soulignait son 40e anniversaire. Sans plus attendre, place aux lauréats des Prix du magazine canadien 2017!

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[ Liste des lauréats PDF ]  [ Communiqué de presse ] [ Site des finalistes ]

MAGAZINE DE L’ANNÉE
Cottage Life a remporté le titre de Magazine de l’année 2017. Ce prix convoité avait aussi été octroyé à la publication en 2014 et 2003.
Magazine of the Year

 

Les publications québécoises Nouveau Projet (qui avait remporté le titre en 2015) et Ricardo ont reçu une mention d’honneur, tout comme les périodiques Explore et The Kit Compact.

PUBLICATIONS QUÉBÉCOISES
Sept magazines du Québec se sont distingués aux 40es Prix du magazine. Il s’agit de L’actualité, Nouveau Projet, Caribou, enRoute, JEU Revue de théâtre, esse Arts + Opinions, et Châtelaine.

L’ACTUALITÉ            
Une récolte de 3 médailles d’or et dix mentions honorables place L’actualité en tête du classement des publications canadiennes les plus primées.

Illustration

En plus d’obtenir une mention honorable, Gérard DuBois a remporté les grands honneurs dans la catégorie Illustration grâce à son œuvre « Une vie sexuelle pour les prêtres ? Pourquoi pas ? ». Ce prix porte à quatre le nombre de Prix du magazine canadien récoltés par l’illustrateur depuis 2013.

Columns

Grâce à sa chronique « Économie », Pierre Fortin a obtenu la médaille d’or et un quatrième Prix du magazine canadien depuis 2003. M. Fortin n’est plus qu’à une médaille d’égaler la récolte en carrière du fondateur de L’actualité, Jean Paré, dans la catégorie Chroniques.

Feature Writing

Finaliste pour la toute première fois aux Prix du magazine canadien, la journaliste Anne-Marie Luca a obtenu l’or dans la catégorie Meilleur article de fond pour son texte « Les exilés de l’enfer ».

Notons également que deux mentions honorables ont été octroyées à Naël Shiab, alors que ses collègues Alec Castonguay, Chantal Hébert, Jonathan Trudel, Marc-André Sabourin, Catherine Perreault-Lessard, Isabelle Grégoire et Jocelyne Fournel ont tous reçu une mention d’honneur.

NOUVEAU PROJET
Grâce à une récolte de deux médailles d’or et six mentions d’honneur, Nouveau Projet se hisse au second rang des magazines québécois les plus primés, et au troisième rang parmi l’ensemble des publications.

Best Words & PicturesL’équipe du magazine a récolté les grands honneurs dans la catégorie Paroles et images, pour le récit « Rosemont Petite-Syrie », signé par Félix Beaudry-Vigneux et illustré par Maxime Roy de Roy.

Art Direction Single IssueDe même, les juges ont souligné la vision artistique de Ping Pong Ping en octroyant au studio la médaille d’or dans la catégorie Direction artistique d’un seul article pour « Le politique est personnel » paru dans le numéro hors-série Rétrospective.

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Nouveau Projet, qui était finaliste pour le titre de Magazine de l’année pour une quatrième année consécutive, a obtenu cette année une mention d’honneur. Dans la catégorie de la meilleure direction artistique d’un numéro, Jean-François Proulx a récolté une mention d’honneur grâce au numéro 10 : Montréal.

Le jury a par ailleurs reconnu la qualité des œuvres de Martin Gibert (« L’étrange cas du racisme sexuel »), Audrée Wilhelmy (« Ada en première »), Marie-Sophie Banville (« L’empire de l’éphémère ») et Chloé Savoie-Bernard (« Les filles sont belles ce soir ») en octroyant aux auteurs une mention honorable. Soulignons enfin que Judith Oliver, rédactrice en chef adjointe, a agi à titre de rédactrice-réviseure pour ces quatre œuvres rédactionnelles.

 

JEU REVUE DE THÉÂTRE
À leur première participation aux Prix du magazine canadien, l’équipe de JEU Revue de théâtre a remporté une médaille d’or et une mention d’honneur dans la catégorie Meilleur article court. Ainsi, Françoise Major a raflé l’or grâce à son texte « Santa Martha Acatitla : le théâtre de la réconciliation », alors que Xavier Inchauspé (« L’art du peuple ») figure parmi les auteurs ayant reçu une mention honorable.

Short Feature Writing

CARIBOU
L’équipe de la publication, qui était en lice dans la catégorie Magazine de l’année l’an dernier, a récolté la médaille d’or pour le Meilleur dossier thématique grâce à « Nordicité », un grand dossier auquel ont collaboré près d’une trentaine de journalistes et créateurs.

Best Ed Package

ENROUTE
Dans la catégorie Journalisme de service, enRoute, le magazine d’Air Canada, a obtenu l’or pour une seconde année consécutive pour le palmarès des « Meilleurs nouveaux restos canadiens » (Andrew Braithwaite, journaliste). L’équipe d’enRoute a aussi obtenu sept mentions honorables (Meilleure page couverture, Meilleur dossier thématique : journalisme de service (2), Meilleur dossier thématique, Photographie : Mode de vie (2), Photojournalisme et essais photographiques).

Service Journalism

CHÂTELAINE
Toujours dans la catégorie Journalisme de service, la médaille d’argent a été octroyée à Marie-Hélène Proulx de Châtelaine pour son reportage « Santé des femmes. Le travail nous met en danger ». Catherine Perreault-Lessard a quant à elle obtenu une mention honorable dans la catégorie Journalisme personnel grâce à son texte « Les grands enfants du divorce ».

Service Journalism

ESSE ARTS + OPINIONS
Enfin, à leur première participation aux Prix du magazine canadien, l’équipe de la revue esse Arts + Opinions a décroché la médaille d’argent dans la catégorie Meilleure direction artistique d’un numéro (Studio FEED, direction artistique; Sylvette Babin, rédactrice en chef) en plus d’obtenir une mention d’honneur dans la catégorie Meilleur dossier thématique pour le numéro 87 : Le vivant / The Living.

Art Direction - Entire Issue

MENTIONS HONORABLES

L’équipe de Ricardo a obtenu six mentions honorables dans les catégories Magazine de l’année, Meilleure page couverture, Meilleur dossier thématique : journalisme de service, Photographie : Mode de vie, et Paroles et images.

Soulignons aussi que bien que le jury ait décerné la palme de la meilleure page couverture au magazine Report on Business, c’est « Le temps des fraises » de Ricardo qui avait été le choix du public dans le cadre d’un sondage réalisé sur les réseaux sociaux en mai.

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Enfin, des mentions d’honneur ont également été octroyées aux périodiques québécois B-SIDE (Meilleur dossier thématique), Conseiller (Meilleur article professionnel), Dînette (Direction artistique d’un numéro), DTK Magazine (un doublé dans la catégorie Photographie : Portraits), Esquisses (Meilleur article professionnel), Québec Science (Meilleur article de fond, Meilleur article court et Illustration) et Maisonneuve (Meilleure page couverture, Meilleur auteur de la relève, Illustration, Meilleur article unique en son genre et Journalisme d’enquête), de même qu’à la publication franco-ontarienne Pour parler profession (Meilleur article professionnel).

 

40es PRIX DU MAGAZINE CANADIEN – PUBLICATIONS LES PLUS PRIMÉES

Magazine OR ARGENT MH
L’actualité 3 0 10
The Walrus 2 4 8
Nouveau Projet 2 0 6
The New Quarterly 2 0 2
Report on Business 1 2 8
Maclean’s 1 1 4
Globe Style Advisor 1 1 1
Canadian Business 1 1 0
Today’s Parent 1 1 1
Hazlitt 0 2 4
NOW Magazine 0 2 1

Lauréats d’une médaille d’or : Air Canada enRoute, Caribou, Corduroy, Geist, Hakai Magazine, JEU Revue de théâtre, The Malahat Review, Prairie Fire, Precedent

Lauréats d’une médaille d’argent : Atlantic Business Magazine, Châtelaine, esse Arts + Opinions, Listed, MoneySense, New Trail, ON Nature, PRISM International, Toronto Life

Lauréats d’une première médaille : Atlantic Business Magazine, Caribou, esse Arts + Opinions, Hakai Magazine, JEU Revue de théâtre, Listed, SAD Mag

 

PRIX DE LA RELÈVE
La journaliste Amorina Kingdon a été nommée meilleure auteure de la relève, un titre très convoité. L’auteure s’est distinguée grâce à son enquête « The Questionable Science of Vancouver’s Port Expansion » publiée dans Hakai MagazineEternity Martis (Hazlitt), Kyle Edwards (Maclean’s), Sharon J. Riley (Maisonneuve), et Viviane Fairbank (Ryerson Review of Journalism) ont quant à eux obtenu une mention honorable.

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FAITS SAILLANTS

Six textes parus dans The Walrus ont valu un prix à leurs auteurs (deux médailles d’or et quatre d’argent). Depuis 2006, c’est la dixième fois que The Walrus récolte le plus grand nombre de médailles aux Prix du magazine canadien depuis 2006.

La journaliste Nancy Macdonald s’est illustrée en remportant la médaille d’or dans la catégorie Portraits pour « This is How I’m Going to Die » et la médaille d’argent dans la catégorie Journalisme d’enquête grâce à « Justice Is Not Blind » (Maclean’s).

Dans les catégories Poésie et Fiction, les médailles d’or ont été décernées à The New Quarterly. D’abord, la poète autochtone Selina Boan a remporté sa première médaille aux Prix pour sa série de poèmes « Meet Cree: A Practical Guide to the Cree Language ». Richard Kelly Kemick a quant à lui récolté une deuxième médaille d’or en carrière grâce à sa nouvelle intitulée « The Unitarian Church’s Annual Young Writers’ Short Story Competition ».

C’est la seconde fois que la publication de Waterloo en Ontario rafle l’or dans ces deux catégories. En effet, la publication avait aussi réussi ce doublé lors de l’édition 25e anniversaire des Prix du magazine canadien en 2003.

[ Liste des lauréats PDF ]

PRIX DE LA FONDATION POUR CONTRIBUTION EXEMPLAIRE

CPENNY
Penny Caldwell (photographe : Daniel Ehrenworth)

Le Prix de la Fondation pour contribution exemplaire 2017 a été décerné à Madame Penny Caldwell, éditrice et vice-présidente de Cottage Life Media. Il s’agit de la plus haute distinction décernée à un individu au sein de l’industrie du magazine canadien. Mentore, professeure, bénévole au sein de plusieurs associations et jurys, et fervente partisane d’un renforcement de notre communauté, Mme Caldwell a marqué l’industrie du magazine canadien de façon indélébile.

 [ Liste des lauréats PDF ]  [ Communiqué de presse ] [ Site des finalistes ]

PRÉSENTATEURS ET INVITÉS D’HONNEUR
Par le biais d’un message vidéo, le premier ministre Justin Trudeau a félicité les finalistes et lauréats et a salué l’excellence du travail des journalistes canadiens. La Fondation remercie sincèrement le premier ministre et le gouvernement du Canada d’appuyer la mission de la FPMC.

Justin Trudeau

Également par l’entremise d’une vidéo, le maire de Toronto, John Tory, a transmis ses félicitations aux finalistes et lauréats, et attesté de son soutien envers les créateurs de magazine canadiens.

Alicia Elliott, auteure primée native de Tuscarora (Six Nations), s’est adressée aux invités lors de la cérémonie. Elle a exhorté tous les éditeurs et créateurs de magazine du pays à reconnaître le rôle qu’ils jouent dans l’éducation et l’information du public à l’égard d’enjeux culturels et de société complexes, notamment en ce qui concerne la valorisation des opinions et des perspectives des peuples autochtones dans les médias.

Alicia Elliott a par ailleurs remporté la médaille d’or dans la catégorie Essais grâce à « A Mind Spread Out on the Ground » paru dans The Malahat Review.

La cérémonie était animée par Kim Pittaway, Michael de Pencier, et D.B. Scott, récipiendaires du Prix de la Fondation pour contribution exemplaire. D’autres lauréats de cette distinction ont également pris part à l’événement : James Ireland, Sally Armstrong, Ken Rodmell, Lynn Cunningham, Stephen Trumper, Al Zikovitz, et Paul Jones.

L’illustrateur primé Min Gyo Chung, les auteurs primés Hon Lu et Desmond Cole, le directeur artistique primé Gilbert Li, et l’ancien président de la FPMC, Arjun Basu, ont également agi à titre de présentateurs.

[ Liste des lauréats PDF ]

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LAURÉATS 2017 – MÉDAILLES D’OR

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LAURÉATS 2017 – MÉDAILLES D’ARGENT

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40e ANNIVERSAIRE DES PRIX DU MAGAZINE CANADIEN
Quelque 197 publications canadiennes de part et d’autre au pays ont participé à la 40e édition des prix. Des magazines imprimés et numériques, publiés en français ou en anglais, ont soumis les œuvres rédactionnelles et visuelles de plus de 2 000 artisans de l’industrie : journalistes, photographes, illustrateurs, rédacteurs en chef et directeurs artistiques. La Fondation remercie les 112 juges bénévoles qui ont offert leur temps et leur expertise pour évaluer les candidatures de l’édition 40e anniversaire des Prix du magazine canadien.

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REMERCIEMENTS
La FPMC tient à souligner le soutien du gouvernement du Canada, du Conseil des arts de l’Ontario et de la Société de développement de l’industrie des médias de l’Ontario (SODIMO).

La Fondation remercie ses commanditaires et partenaires : Access Copyright, Alberta Magazine Publishers Association, Bookmark, Canadian Media Guild, Content Writers Group, CDS Global, le groupe CNW, Goetz Storytelling, ExpertWomen.ca, Impresa Communications, Oliver & Bonacini Rolland Enterprises, Ricardo Media, Ryerson University School of Journalism, Studio Wyse, TC Transcontinental Printing,  University of King’s College School of Journalism, Very Good Studios, et Vividata.

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